SQY Therapeutics inaugure son laboratoire de Recherche & Développement à Guyancourt et avance vers un traitement contre la myopathie de Duchenne.
La biotech spécialisée dans les maladies rares a ouvert ses nouveaux locaux au parc Ariane dans le quartier des Chênes et poursuit ses essais cliniques prometteurs.
Un nouveau laboratoire au cœur d’un écosystème scientifique unique
Au mois de novembre 2025, SQY Therapeutics a inauguré son nouveau laboratoire de recherche et développement au parc Ariane à Guyancourt. Cette société, dédiée à la recherche contre les maladies rares, franchit ainsi une nouvelle étape dans son développement après dix années passées dans les locaux de l’UFR de santé Simone-Veil de l’UVSQ.
Les nouveaux locaux disposent d’équipements de pointe :
- Un laboratoire de synthèse pour créer des candidats médicaments à petite échelle
- Une salle de culture cellulaire pour les tests biologiques
- Un grand laboratoire de biochimie équipé de spectrométrie de masse et microscopes à fluorescence
- Des réacteurs de préindustrialisation pour préparer les phases avancées
Selon Luis Garcia, directeur de SQY Therapeutics, l’implantation à Guyancourt est stratégique : « Nous sommes dans un écosystème hospitalo-universitaire unique. D’un côté l’Institut Lavoisier de Versailles pour la chimie, de l’autre l’UFR santé Simone Veil pour la biologie, et enfin l’hôpital de Garches où nous faisons nos essais cliniques. »
Une technologie innovante : du sucre aux molécules thérapeutiques
L’équipe de plus d’une vingtaine de salariés (médecins, chimistes, chercheurs, biologistes, pharmaciens) travaille sur une approche thérapeutique originale. Le laboratoire part d’une matière première de base, le mannose (un sucre), pour fabriquer des molécules complexes ressemblant à de l’ADN.
Ces oligonucléotides sont de petites séquences qui se fixent sur les molécules d’ARN et peuvent en modifier la maturation et le devenir. « Un processus qui prend des années », souligne Luis Garcia.
SQY51 : un essai clinique prometteur contre la myopathie de Duchenne
L’entreprise concentre actuellement ses efforts sur un traitement pour la myopathie de Duchenne, une maladie rare qui provoque une perte progressive de force musculaire.
Avancement du projet
| Candidat médicament | SQY51 |
|---|---|
| Type de thérapie | Oligonucléotides antisens |
| Phase actuelle | Phase 2 d’essai clinique |
| Date de fin prévue | Fin 2026 |
Cette avancée représente un espoir considérable pour les patients atteints de cette maladie incurable, ainsi que pour d’autres pathologies rares sur lesquelles la société souhaite travailler à l’avenir.
Une histoire née de l’engagement de parents

Le projet SQY Therapeutics trouve son origine dans une rencontre exceptionnelle au début des années 2000 entre des chercheurs, dont Luis Garcia, et des parents d’enfants malades issus de deux associations :
- Duchenne Parent Project France, fondée par Christine Saulnier
- L’association monégasque contre les myopathies – Only project, créée par Luc Pettavino
Après des années de soutien à la recherche publique, ces parents ont décidé de franchir un cap en fondant le laboratoire en 2015. Leur objectif : devenir des acteurs à part entière dans le développement des médicaments pour leurs enfants.
Cette démarche illustre une nouvelle forme d’engagement dans la recherche médicale, où les associations de patients ne se contentent plus de financer, mais participent activement à la création de solutions thérapeutiques.
À propos de SQY Therapeutics
Société de biotechnologie fondée en 2015, SQY Therapeutics se consacre au développement de traitements pour les maladies rares et incurables. Basée à Guyancourt dans le parc d’activité Ariane, l’entreprise emploie plus de 20 collaborateurs spécialisés dans divers domaines scientifiques et médicaux.
La presse en parle
Le laboratoire SQY Thérapeutics a récemment fait l’objet d’une mise en valeur dans les colonnes du journal Le Parisien. Une reconnaissance qui met en lumière son expertise et son engagement dans le domaine thérapeutique.
Retrouvez l’article publié dans Le parisien en date du 31 janvier 2026





