Condamner les violences. Ne pas oublier l’essentiel.
S’en prendre à une mairie, incendier des bâtiments publics, menacer ou agresser des agents : c’est absolument inacceptable. Les services publics appartiennent à toutes et tous. Ils sont le patrimoine commun de celles et ceux qui n’ont pas les moyens de se tourner vers des solutions privées. S’en prendre à eux, c’est s’en prendre à l’intérêt général. La Ville condamne sans réserve les violences commises samedi et dimanche, et souhaite que leurs auteurs soient identifiés et sanctionnés à la hauteur de la gravité de leurs actes.
Pour autant, il ne faut pas oublier l’essentiel : nous ne devons pas laisser les revendications des lycéennes et des lycéens disparaître derrière les violences et les discours sécuritaires.
La jeunesse doit pouvoir être entendue. L’avenir de nos enfants, l’accès à une éducation de qualité et la défense du service public de l’Éducation nationale méritent un véritable débat public. Les aspirations sociales ne peuvent être balayées au seul motif que des individus ont choisi la violence. Ce serait leur donner raison que de laisser leurs actes étouffer la parole de celles et ceux qui veulent faire entendre des revendications légitimes.
Nous avons besoin de fermeté face aux violences, mais aussi de justice, de dialogue et de réponses politiques de l’Etat aux inquiétudes exprimées. L’ordre républicain ne se résume pas à l’absence de troubles : il repose aussi sur l’égalité, l’émancipation, la liberté d’expression et la capacité de chacun à se faire entendre.
C’est pourquoi la Ville, comme d’autres communes de France, appelle l’ensemble des Guyancourtoises et Guyancourtois à un rassemblement républicain, aujourd’hui à 17 h, sur le parvis de l’Hôtel de Ville.
Parce que défendre la République, c’est protéger ce qui appartient à toutes et tous, et défendre le droit de chacun à construire son avenir.