Depuis le début de l’année, 80 femmes ont été tuées par leur partenaire ou ex-partenaire en France. Un constat accablant qui incite la Ville de Guyancourt à continuer la lutte contre les violences faites aux femmes.
En ce 25 novembre, journée de mobilisation et de sensibilisation, découvrez le dispositif de la Ville pour révéler les violences invisibles qui se cachent derrière les gestes du quotidien.
STOP aux violences faites aux femmes et aux filles
Violences verbales
« Tu n’es bonne à rien », « Tu as pris du poids »… Ces phrases, prononcées dans l’intimité du foyer ou pire en public constituent des humiliations quotidiennes qui n’ont qu’un but : dévaloriser la victime pour lui faire perdre toute estime de soi.
En 2023, près d’un tiers des violences conjugales enregistrées par les forces de sécurité étaient psychologiques ou verbales. (Source : Ministère de l’Intérieur, 2024)
Cyberviolences
Qu’ils jaillissent d’un écran ou traversent les réseaux sociaux, les propos blessants, l’exclusion numérique, les menaces ou encore la diffusion non consentie d’images constituent une violence invisible, mais bien réelle. Ils isolent, terrorisent, rendent vulnérable.
En 2024, 3,8 % des femmes majeures déclarent avoir été victimes de cyberviolences, contre 2,6 % des hommes. Chez les collégiennes, 31 % disent y avoir déjà été confrontées. (Source : Insee / Ministère de l’Intérieur, 2025)
Violences économiques
Quand le contrôle porte non pas sur les mots mais sur les moyens, quand un salaire n’est pas librement utilisé ou quand les ressources sont captées, c’est une violence économique. Elle mine l’autonomie, empêche de quitter une situation toxique, réduit les choix.
En 2023, 41 % des femmes déclarent avoir déjà subi des violences économiques au sein de leur couple. (Source : Étude IFOP pour Les Glorieuses, 2023)
Violences psychologiques
Insultes répétées, humiliations publiques ou privées, intimidations… Elles ne laissent pas de marques visibles mais créent un manque de confiance et d’estime qui coûte tous les jours.
En 2023, les services de sécurité ont enregistré 271 000 victimes de violences conjugales, en hausse de 10 % par rapport à 2022, dont près d’un tiers étaient des violences verbales ou psychologiques. (Source : Ministère de l’Intérieur, 2024)
Plusieurs initiatives pour cette journée de mobilisation.
Des stickers informatifs (avec QR code) installés dans les toilettes des équipements publics et distribués aux restaurants partenaires. Ainsi les femmes victimes de violences peuvent flasher le QR Code et s’informer, en toute discrétion, sur les possibilités d’aides mises à leur disposition.- Le ruban blanc, symbole de la lutte contre les violences faites aux femmes, est affiché en grand sur la façade de l’Hôtel de Ville.
