6 quartiers à Guyancourt

Guyancourt est composée de 6 quartiers (Centre Ville – Pont du Routoir, le Parc, les Saules, les Garennes, l’Europe, Villaroy) et deux hameaux (Bouviers et la Minière). Chaque quartier a sa propre identité et dispose de nombreux équipements publics (écoles, accueils de loisirs, maisons de quartier, gymnase…) et commerces de proximité.

Le Centre-ville le cœur de Guyancourt

Le Centre-Ville, autrefois appelé le Village, s’est développé au Moyen Âge autour de la ferme fortifiée de Chateauneuf et de l’église Saint-Victor. Le nouvel Hôtel de Ville y a été inauguré en 1995. Petit à petit, l’ancien village est devenu un vrai centre-ville grâce notamment au développement des commerces de la rue Ambroise Croizat.

Au bout d’une rue sinueuse, le quartier du Centre-Ville s’ouvre sur la rue des Graviers.

Cette voie est bordée de maisons ouvrières qui abritaient autrefois des ouvriers agricoles et leurs familles. Principalement d’origine bretonne, ces ouvriers travaillaient dans les grandes exploitations comme les fermes de Châteauneuf ou encore de Bel Ébat (où désormais, on cultive la nourriture de l’esprit).

A l‘époque, les vaches regardaient passer pas moins de 2 500 moutons ! Des champs de blé, d’avoine, de pommes de terre ou même de betteraves étaient là où certains arrosent aujourd’hui leurs rosiers et gazon.

Non loin de là, la rue Ambroise Croizat débouche sur la place de l’église, à l’époque centre du village de Guyancourt. L’église Saint-Victor porte le nom du patron de Guyancourt. Sa construction débuta au XIIe siècle, nef et bas-côtés dateraient de la première moitié du XIIIe siècle et la dernière travée et le chœur ont été reconstruits durant la première partie du XVIe siècle.

Des traces de l’ère mérovingienne

En 1998, des travaux dans l’édifice ont révélé un passé encore plus lointain. Trois sarcophages en plâtre datant de l’ère mérovingienne (fin du VIe siècle au début du VIIe siècle) ont été mis à jour. Ces vestiges prouvent qu’à l’emplacement de l’église, il existait un cimetière et très probablement déjà un lieu de culte.

Enfin, avant d’abriter des services de la mairie, la mairie-école a longtemps accueilli les enfants des 711 habitants qui vivaient à Guyancourt au début du siècle dernier. Environ cent ans plus tard, on recense dans la ville près de 29 000 Guyancourtois dont plus du tiers sont des jeunes scolarisés.

Les saules

Quelques années après l’achèvement de la construction du Parc, son voisin, le quartier des Saules sort de terre en 1983. Le mail des Saules, une promenade publique, déroule son tapis vert en guise de trait d’union entre les quartiers du Parc et des Saules. L’architecture de quartier est originale et variée.

Le plan d’urbanisme du quartier des Saules a été conçu en 1981 et 1982. L’année suivante, les premières réalisations voient le jour. L’agencement des Saules témoigne d’une volonté de réduction de la densité de population.

Principale caractéristique de ce quartier, la réflexion qui sous-tend sa conception même « Une ville n’est pas constituée d’une somme d’espaces privés, c’est un domaine public et seule la parcelle de construction est privée. » C’est le signal à la réhabilitation de l’espace public entre urbanisme et verdure.

Le Mail des Saules en est l’axe principal. La promenade rejoint ensuite le parc des Sources de la Bièvre et l’étang des Roussières. Il est actuellement en pleine rénovation. Pour en savoir plus rendez-vous sur la rubrique Nos grands projets

Des Saules de référence

Côté urbanisme, la circulation des piétons est séparée de celle des voitures. Par ailleurs, afin d’assurer une certaine diversité, chaque lot d’habitations a été confié à un architecte différent. Toutefois, un cahier des charges très précis et un livre blanc sur la qualité architecturale des façades ont été définis pour que l’ensemble reste cohérent et homogène.

Des écoles et la Maison de Quartier Auguste-Renoir voient le jour avec l’arrivée des habitants. Puis, les travaux de construction de la première moitié du Centre Universitaire commencent rue de la Division Leclerc. La même année, la première pierre du gymnase des Droits de l’Homme est posée. Depuis 2007, le pôle musiques La Batterie a ouvert ses portes dans l’ancienne Redoute de Bouviers, réhabilitée.

Aujourd’hui, le quartier des Saules fait figure de référence

Mixité des habitats collectifs et individuels, aménagements destinés aux personnes à mobilité réduite, immeubles de faible hauteur en briques rouges.

Sur le Pont-du-Routoir

La naissance et les premières années du Pont-du-Routoir sont marquées par l’isolement du quartier. Petit à petit, l’implantation de commerces et d’équipements publics, l’aménagement urbain permettent d’établir des liens avec le centre ville et de renforcer le tissu socio-économique de ce quartier.

Le quartier du Pont-du-Routoir a vu le jour suite aux pourparlers entre la mairie de Guyancourt, la Mission d’études et d’aménagement de la ville nouvelle (préfiguration de l’EPA institué en 1970), la mairie de Versailles et la Préfecture des Yvelines. L’OPHLM de Versailles fait construire, en 1974, 1 096 logements sur ce nouveau secteur marquant ainsi le début de transformation du village en ville.

Conçu en impasse, l’ensemble tourne le dos au village dont il est séparé par le cimetière et un plan d’eau. La pharmacie et la boulangerie sont les premiers commerces à s’implanter rompant ainsi l’isolement des habitants. Ensuite, la construction en 1975, des maisons individuelles du domaine des Garandes, puis des Belles au Bois Dormant, en 1978, ont contribué à améliorer la vie sociale de ce quartier.

D’autres équipements sont venus compléter l’ensemble comme le centre médical, le bureau de poste, le centre commercial Louis-Blériot ou encore le centre social du Pont du Routoir.

Dès 1987, grâce aux interventions de la commune, l’État finance d’importants travaux de réhabilitation. Pourtant, le quartier demeure sensible car replié sur lui-même. En 1994, les élus souhaitent ouvrir le quartier vers les secteurs du Centre-ville et du Bois de la Grille  avec le percement du boulevard du Château. Plusieurs aménagements tels que la création de cheminements piétons, de places de stationnement, d’espaces paysagers… accompagnent ce changement majeur.

Depuis 2002, l’arrivée des nouveaux habitants de la Mare Jarry a permis un rééquilibrage sociologique, le centre commercial a été revitalisé et des équipements publics ont été développés (groupe scolaire, terrains de sports et de loisirs dont le Centre Sportif Les 3 Mousquetaires, création du parc urbain Paul et Virginie à l’emplacement des anciennes pépinières Moser).

Enfin le quartier continue son évolution, avec l’arrivée en 2017 d’une clinique de soins, un campus automobile puis en 2019 une résidence intergénérationnelle et en 2020 les aménagements de la place du Marché et de ses abords. Retrouvez les détails de ces aménagements dans la rubrique des Grands projets de la Ville.

Les Garennes au grand air

Construit à la fin des années 1970, le quartier des Garennes tire son nom des garennes de Troux et de Chateauneuf. Ce quartier peu dense se situe à proximité du parc des Sources de la Bièvre et de l’étang des Roussières.

A Guyancourt, les garennes ne sont pas des lapins. C’est un quartier dont le nom est tiré des réserves à gibier répandues au Moyen-Âge. Le droit de garenne permettait alors aux seigneurs de posséder un espace clos servant à la reproduction du gibier en semi-liberté. Jusqu’au XVIIe siècle, les seigneurs de Troux et de Chateauneuf avaient chacun leur garenne, à proximité de l’emplacement actuel du quartier.

A la veille de la Révolution Française, on retrouve trace des plaintes des cultivateurs dans les cahiers de doléances de Guyancourt « Tous les propriétaires cultivateurs demandent une modération sur la quantité de gibiers, notamment la destruction du lapin… ». Presque 200 ans plus tard, le quartier des Garennes voit le jour.

Une densité contrôlée

En 1976, l’ EPA (Établissement Public d’Aménagement) confie à des urbanistes la charge de concevoir la ZAC Centre (Zone d’Aménagement Concerté), située à l’est de Guyancourt. Le nouveau quartier accueillera 1 200 logements, soit deux fois moins que prévu dans le schéma directeur d’aménagement et d’urbanisation établi en 1964.

Ce quartier est un exemple de lutte contre la densification des villes nouvelles, décidée à la suite d’études démographiques. Ainsi, on y construit un tiers de logements collectifs et deux fois plus de maisons individuelles. Fin 1981, 300 pionniers s’installent aux Garennes. Peu à peu, équipements et bâtiments voient le jour. Le milieu associatif s’y développe vite. Dès 1985, le GAG (Groupe d’Animation des Garennes) sert de locomotive.

Sept ans pus tard, en 1992, Paul Chemetov (architecte du Ministère des Finances de Bercy) et Borja Huidobro achèvent la construction du quartier en dessinant une courbe blanche parallèle au tracé du boulevard Beethoven. Autre particularité architecturale 148 logements sont équipés de vérandas formant une véritable cascade de verre.

Tous ces éléments font des Garennes un quartier où l’espace ne manque pas, à proximité du parc des Sources de la Bièvre de 60 hectares et du coeur de Saint-Quentin-en-Yvelines. Aujourd’hui, on compte 4 000 habitants qui peuvent bénéficier de commerces de proximité.

L’Europe de Guyancourt

Sorti de terre en 1989, le quartier de l’Europe est situé à proximité de l’étang du Moulin à vent. Bâti entre l’avenue de l’Europe et la route départementale 91, le quartier est traversé d’est en ouest et du nord au sud par une sente piétonne qui permet de gagner les quartiers de Villaroy et du Centre-Ville.

Les archives du XVIIe siècle signalent l’existence d’un moulin à vent aux abords de l’actuel carrefour des rues Molière et Dante Alighieri (quartier Europe), non loin de l’étang qui, aujourd’hui, porte son nom. En décembre 1730, Charles Puisset demande à être renommé adjudicataire du moulin moyennant un bail de 30 livres par an. Le meunier s’engage également à indemniser le fermier Jean Thomas Binard de la ferme de Bel Ebat de laquelle dépend le moulin à vent.

Les matrices des contributions foncières révèlent sa présence en 1847 : il appartient à la famille Folain dont est issu l’entrepreneur en bâtiment Georges Jules Folain, maire de Guyancourt de 1904 à 1919. Mais, lorsqu’en 1863, la parcelle qui l’abritait change de propriétaire, elle est indiquée « en terre » : le moulin a probablement été démonté dans l’intervalle pour ne plus payer l’impôt.

Les rues Jean-Pierre Timbaud et Jean Monnet, épousent aujourd’hui le tracé d’une ancienne rigole tandis que les rues de Catalogne et de Dampierre reprennent celui de l’ancienne route de Versailles Dampierre.

Une vie sociale intense

Pour la première fois dans l’histoire des villes nouvelles, l’État confie à un aménageur privé, Bouygues, la construction de la partie du quartier située à proximité du lieu-dit. Cependant, les élus préfèrent reprendre les choses en main en 1989. Le pari de l’époque consistait à implanter le quartier entre deux axes de la Ville Nouvelle, l’avenue de l’Europe et la route départementale 91.

Le défi est relevé dans un savant mélange de logements individuels et d’habitats collectifs, en accession à la propriété ou dédiés à la location. Cette mixité permet au quartier de développer une vie sociale intense.

Peu à peu fleurissent des équipements permettant aux nouveaux habitants de scolariser leurs enfants. Ainsi, le groupe scolaire Charlemagne/Dagobert est construit face à l’étang du Moulin à Vent en 1990. Trois ans plus tard, le Lycée de Villaroy (du nom du quartier voisin) voit le jour.

En 1996, la villa Jean Monnet offre aux associations du quartier un lieu de rencontre où proposer une partie de leurs activités.

Enfin, en 1999, la construction de l’Europe se complète avec le Point-Jeunes qui a été dénommé Jimmy Mac Ginley, ancien responsable du jumelage pour la ville écossaise de Linlithgow, décédé en 1997.

Villaroy s’envole

Dernier né des quartiers de Guyancourt, Villaroy est cependant l’un des lieux le plus chargé d’histoire. Tour à tour, aérodrome de prestige, berceau du Technocentre Renault et quartier d’habitation, le site de Villaroy a vu défiler nombre de personnalités avant de trouver son équilibre entre espaces verts et habitations.

En 1930, René Caudron, aviateur et inventeur de génie, cherche un nouveau terrain d’essai pour évaluer ses appareils fabriqués à Issy. Il achète des terrains sur les communes de Guyancourt et de Voisins-le-Bretonneux. Trois ans plus tard, il s’associe à Louis Renault, le fondateur de la célèbre marque au losange, qui obtient le montage exclusif de ses moteurs sur les avions.

L’aérodrome Caudron-Renault accueillera les plus grandes personnalités de l’aviation Raymond Delmotte, détenteur de dix records du monde de vitesse, Michel Detroyat, champion de voltige aérienne, Antoine de Saint-Exupéry ou encore Hélène Boucher, championne du monde de vitesse en 1934 avec une moyenne de 444 km à l’heure. L’aviatrice trouvera la mort le 30 novembre 1934, à bord d’un Caudron Rafale, lors d’un vol d’entraînement.

Enfin, un matin de décembre 1938, les enfants ont eu la stupeur de voir le Père Noël descendre en parachute, les bras chargés de cadeaux…

Le 24 juin 1940, les forces allemandes occupent le terrain d’aviation.

Elles s’y construisent des casernements, des soutes à munitions et une vingtaine d’alvéoles bétonnées pour abriter les chasseurs de la Luftwaffe. Dès juin 1943, les bombardiers alliés prennent pour cible l’aérodrome qui subit de lourds dégâts. Il est officiellement libéré le 25 août 1944.

Un quartier actif

En 1947, le terrain déminé est ouvert à la circulation aérienne publique et classé aérodrome civil de l’État puis rattaché aux aéroports de Paris. Il sert également de décor à des tournages de films. En 1955, pas moins de 5 000 figurants habillés à la mode de 1927 viennent saluer l’exploit de Charles Lindbergh, interprété par James Stewart, dans le film Spirit of Saint-Louis.

Dans les années 1980, dix aéroclubs, trois écoles de pilotages et un club d’aéromodélisme se partagent les quatre pistes. Le terrain d’aviation enregistre l’un des plus forts trafics de France avec 251 059 mouvements en 1985. Pour des raisons de sécurité, en 1989, un décret ministériel commande le déplacement de l’aérodrome vers Etampes. Le dynamisme économique ne s’arrête pas pour autant. En 1993, Villaroy accueille l’un des fleurons de l’industrie française, le Technocentre Renault où plus de 10 000 salariés conçoivent les futurs véhicules.

À partir de 1994, près de 1 500 logements essentiellement collectifs y sont bâtis. Aujourd’hui, plus de 3 000 habitants trouvent un cadre de vie propice à leur bien-être (commerces, bureau de poste, crèche Françoise Dolto, jardin des Gogottes…). Outre les groupes scolaires Saint-Exupéry, Jean Mermoz et London Moreau , différentes structures proposent plusieurs activités aux plus jeunes et aux adolescents (Maison de Quartier Théodore Monod, centre de loisirs, Point Jeunes de la République, médiathèque Jean Rousselot, le Phare Jeunesse).

Le Pavillon Waldeck Rousseau, crée en 2004, est destiné à accueillir les manifestations organisées par la Ville ou par les associations, qui jusqu’à présent, se déroulaient dans les gymnases.

Entrée de quartier de Villaroy

Les travaux d’aménagement de l’entrée de quartier ont bien avancé.

Pour ce projet qui s’accompagne de nouveaux logements et services, les travaux se sont déroulés en plusieurs étapes sur un périmètre de 20 000 m² situé entre la rue Philibert-Delorme et l’avenue Léon-Blum.

Sur la nouvelle place Charlotte-Perriand face à la rue Philibert-Delorme un nouveau bâtiment accueille un hôtel 3* de 102 chambres, 83 logements, la maison de santé pluridisciplinaire, côté Jardin des Gogottes ainsi que des commerces le long de la place.
Une promenade a été réalisée le long de l’avenue Léon-Blum.
La dernière phase de cet aménagement accueillera des commerces, des logements et des bureaux entre la rue Georges-Hausmann et la rue Nicolas-Ledoux.

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