René Balzer – Porte drapeau du devoir de mémoire

Le 8 mai prochain, afin d’honorer le devoir de mémoire, nous commémorerons les 80 ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe. Rencontre avec René Balzer, ancien résistant et Président de la section guyancourtoise de l’Association Républicaine des Anciens Combattants (ARAC).

« J’ai 80 ans de militantisme derrière moi, vous savez ? »

Résistant, combattant, homme politique, instituteur, syndicaliste, maire adjoint de Guyancourt en 1977… À presque 100 ans, René Balzer a « un passé bien fourni. »
Avec son talent de conteur, il nous livre son vécu. Et cette histoire qu’il nous narre avec générosité, c’est aussi la nôtre.

Un grand homme dévoué au devoir de mémoire

En plus d’avoir été une figure politique investie à Guyancourt, pendant plus de 20 ans, René Balzer est intervenu chaque année auprès des 3e des trois collèges de la Ville.

« Les élèves étaient très passionnés, curieux ; les professeurs d’histoire étaient ravis. Ils leur disaient : “Écoutez bien ce qu’il vous dit, un ancien résistant et combattant comme lui, il n’y en aura bientôt plus. Vous êtes jeunes, vous ne devez pas vivre de pareilles horreurs”.»

Lors de ses interventions, il raconte aux élèves son départ pour la résistance en mai 1944, à presque 19 ans, dès le lendemain de son examen du brevet supérieur, mais aussi la satisfaction de son père, la sidération de sa mère, le maquis des Francs-tireurs et partisans français (FTPF), le quotidien, les parachutages, les sabotages de chemins de fer, les horreurs de la guerre… Pédagogue aguerri, René Balzer a adapté son récit aux élèves :

« Au lieu de raconter, j’ai demandé aux professeurs de me transmettre les questions des élèves. Ainsi, j’étais sûr de répondre à leurs préoccupations. »

« Ce devoir de mémoire, il faut le poursuivre »

« Quand je vois ce qui se passe aujourd’hui, je suis effaré. Ce devoir de mémoire, il faut le poursuivre : “Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre” » confie l’ancien
résistant.

Cette citation de Winston Churchill résonne avec le dévouement sans faille de René Balzer pour le devoir de mémoire.

« Ce qui s’est passé entre 1939 et 1945, on est en train de l’oublier un peu trop. Il faudrait qu’on insiste dessus, mais vraiment ! Pas seulement lors des commémorations, mais aussi à l’école. Ce devrait être obligatoire. Les enfants comprennent et retiennent : quand j’étais instituteur en CM2, je leur parlais des guerres de religions. Si on leur apprend ce qu’il s’est passé il y a plus de 400 ans, on doit leur raconter ce qui s’est passé il y a 80 ans. »

Le devoir de mémoire est crucial pour construire ensemble un futur fait de paix et de tolérance.

René Balzer y a consacré toute sa vie et à presque 100 ans, il continue de le faire.

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