Éric Blesson – Un champion qui en veut encore

Médaillé d’or de karaté, rien n’arrête le Guyancourtois Éric Blesson qui compte bien remettre son titre en jeu lors des mondiaux en novembre.

Ce n’est pas pour le fameux pont d’Öresund ou l’étrange musée de la nourriture dégoûtante qu’Éric Blesson s’est rendu à Malmö (Suède), cet été. Et ce n’est pas n’importe quel objet souvenir qu’il a rapporté de son voyage. Le Guyancourtois y était pour participer aux championnats du monde de karaté WUKF, et en est revenu avec la médaille d’or.

Arrivé de Côte d’Ivoire enfant, Éric Blesson baigne dans les films où les scènes de combat s’enchaînent. Tout cela nourrit chez le garçon des envies de karaté qu’il partage avec un ami. La mère de cet ami les inscrit donc ensemble dans un dojo du 11e arrondissement de Paris.

« Aujourd’hui je tiens vraiment à remercier Martine Dorra. C’est elle qui a pris en charge ma cotisation jusqu’à l’âge adulte. C’était un peu comme ma mère d’adoption. »

Champion de France en 2017

À ses débuts, Éric Blesson n’a que 9 ans. Accompagné de son sensei Patrick Attia, il découvre la pratique du karaté, puis la compétition. Assez rapidement, il montre de très bonnes qualités.

« La toute première compétition, forcément, ça ne se passe pas bien. Mais à la deuxième j’obtiens la médaille de bronze dans ce qui était une compétition de quartier. »

Ces excellentes années de jeunesse lui valent d’obtenir le statut d’athlète de haut niveau.

« Je ne l’ai pas conservé longtemps car je n’avais pas assez de résultats. »

Le karatéka n’abandonne pas pour autant. Il persévère en compétition dans les deux principales fédérations de karaté : la WKF (World Karaté Fédération) et la WUKF (World Union of Karate-Do Federations).

Il est sacré pour la première fois champion de France WKF en 2017. Après la période Covid, il enchaîne les titres (2023, 2024, 2025). Et grâce à sa double nationalité, il représente
la Côte d’Ivoire sur des compétitions internationales où il excelle.

« C’est une fierté d’être un exemple pour les jeunes »

Entre temps, il s’installe à Guyancourt en 2021 et intègre le club de karaté de la ville l’an dernier.

« Je voulais participer à la vie associative de ma nouvelle ville. Même si je reste attaché à mon club à Paris où je suis désormais professeur. »

Cela lui permet aussi de passer plus de temps à l’entraînement.

« En ce moment je fais à peu près 1 h 30 de sport par jour. Principalement du karaté, mais je travaille aussi énormément le foncier, l’endurance, l’explosivité. »

Il faut dire que l’athlète compte bien remettre son titre de champion du monde en jeu. Il se prépare déjà pour les championnats européens de WUKF du 21 au 26 octobre et les  premières phases qualificatives des mondiaux de WKF (ndlr : interview réalisée début octobre). Et quand il n’est pas sur les tatamis, Éric Blesson est le père de 5 enfants qui ont tous essayé le kimono.

« J’essaie de les intéresser mais le plus important c’est qu’ils trouvent une activité où ils s’épanouissent. Évidemment je suis souvent absent pour les compétitions et heureusement que ma femme m’épaule beaucoup pour me permettre de vivre ma passion. Mais au moins je leur donne un modèle à suivre. Je leur montre ce que c’est de s’engager et de s’impliquer dans une activité. Et c’est un plaisir et une fierté aujourd’hui d’être aussi un exemple pour les jeunes de la ville. »

Votre navigateur est dépassé !

Mettez à jour votre navigateur pour voir ce site internet correctement. Mettre à jour mon navigateur

×