Vœux 2019

Discours de Marie-Christine LETARNEC, Maire de Guyancourt, prononcé le 8 janvier 2019


Monsieur le Préfet,
Madame la Sénatrice,
Mesdames et Messieurs les conseillers régionaux et départementaux,
Monsieur le Président de la Communauté d’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines,
Mesdames et Messieurs les Maires,
Mesdames et Messieurs les élus,
Messieurs les Directeurs départementaux
Mesdames et Messieurs les représentants des forces armées, de la sécurité publique et civile,
Mesdames et Messieurs les dirigeants d’entreprises,
Mesdames et Messieurs les représentants d’établissements scolaires et d’associations,
Mesdames et Messieurs, chers amis,

C’est un très grand plaisir pour moi et toute mon équipe de vous accueillir ce soir au Pavillon Waldeck-Rousseau.

Vous êtes venus très nombreux et je vous en remercie chaleureusement. Vous êtes habitants de la Ville, Guyancourtois de longue date ou arrivés parmi nous récemment, représentants d’une association, d’une entreprise, d’une institution… Vous êtes, nous sommes, porteurs d’une même dynamique pour Guyancourt. Chacune et chacun a ici toute sa place et c’est ensemble que nous pouvons avancer dans l’intérêt général.

J’aimerais tout d’abord vous adresser mes vœux les plus sincères pour cette année qui s’ouvre. Que 2019 soit une année de bonheur et de santé pour vous et pour vos proches.
Je vous souhaite beaucoup de joie et une pleine réussite dans tous les projets qui vous tiennent à cœur.

Pour le passage vers cette nouvelle année, j’ai souhaité que nous célébrions ensemble la Culture, ou pour être plus précise toutes les cultures Guyancourtoises. Le poète mexicain Octavio Paz, prix Nobel de littérature farouchement engagé contre le fascisme, nous rappelait que « toute culture naît du mélange, de la rencontre, des chocs. À l’inverse, c’est de l’isolement que meurent les civilisations ». Ces rencontres, nous les vivons quotidiennement à Guyancourt : chacune, chacun, est riche de ses propres identités, de son parcours, de ses idées. C’est leur partage, l’ouverture aux autres et à leurs différences, qui nous permettent de vivre ensemble… de vivre bien ensemble.

Parce que oui, Guyancourt veut être une Ville partagée. C’est même ce qui nous guide collectivement : nous partageons nos espaces communs, nos ressources mais aussi nos valeurs et nos idées.

Notre Ville, nous la façonnons ensemble, jour après jour : une ville pour tous, à la portée de tous et où il fait bon vivre. Guyancourt n’est pas une Commune réservée à quelques-uns. Quand certaines Municipalités font délibérément le choix d’exclure une partie de la population qu’elle juge « indésirable », nous offrons aux habitants une diversité de logements qui répond à la diversité des revenus. Nous faisons en sorte que les petits revenus, les retraités, les étudiants, les jeunes, les familles monoparentales puissent aussi se loger dans la Commune.
La mixité sociale et le logement social ne sont pas à craindre. Au contraire, ils sont le fondement de la solidarité.

À tous les échelons, de l’Etat à l’Agglomération, on veut nous empêcher de construire du logement. Et bien je dis non : une Ville pour tous, c’est une Ville qui trouve son équilibre avec toutes et tous. Je regrette que la Loi sur le logement votée en 2018, dédouane les communes carencées de leur responsabilité et de leur obligation légale. D’une part, elles ne seront plus contraintes de construire des logements sociaux, puisque le taux légal sera désormais supporté par l’agglomération : Saint-Quentin-en-Yvelines compte au total 35% de logements sociaux, mais ce taux n’est atteint que grâce à un faible nombre de communes volontaristes, dont Guyancourt. Mais pire, les Villes carencées n’auront plus à payer de pénalités financières !

C’est clairement la prime aux mauvais élèves. Quel échec, lorsque l’on sait que plus de 66% des franciliens sont éligibles au logement social… Quelle hypocrisie, lorsque l’on voit que les jeunes adultes des villes voisines viennent se loger à Guyancourt, faute de trouver dans leur Commune d’origine des logements accessibles à leur revenu.

Alors je dis à tous ceux qui veulent nous imposer leur vision des choses : Guyancourt restera une Ville ouverte à tous, propriétaires comme locataires. La mixité sociale, principe qui nous guide dans tous les quartiers, repose sur l’équilibre de l’habitat et sur la possibilité pour chacun de faire son parcours résidentiel dans la commune. Dans les quartiers où, de par l’Histoire, le logement social est important, nous développons l’accession à la propriété. C’est le cas au Pont du Routoir. Les logements en construction place Roger Oriaux seront pour moitié en accession libre et pour moitié en accession à prix maîtrisés.
Rue de Dampierre, nous développerons également, pour 2020, un programme constitué de 100% de logements en accession sociale, pour aider les primo-accédants à devenir propriétaires. Dans les autres quartiers, nous veillons à l’équilibre. Aux Garennes par exemple, la résidence Virtuose accueillera fin 2019, 40 logements sociaux et 40 en accession, libre et maîtrisée. À Villaroy, la fin de l’entrée de quartier comptera également de l’accession aidée. De quoi permettre à tous types de familles de continuer de se loger et s’épanouir à Guyancourt…

Le maintien de nos équilibres est délicat. Nous y veillons d’autant plus que les Communes sont hélas de plus en plus dessaisies de leur pouvoir d’attribution des logements, au profit de l’intercommunalité et de l’Etat. Je resterai extrêmement vigilante pour que le vivre ensemble continue de primer à Guyancourt. La Ville poursuivra son travail avec les bailleurs, rue par rue et cage d’escalier par cage d’escalier, pour préserver la diversité des locataires et des propriétaires. Je saurai aussi rappeler aux bailleurs qu’ils doivent rénover leurs logements – intérieurs comme extérieurs – lorsque cela est nécessaire. Deux réhabilitations sont actuellement en cours au Parc, autour de la place de la Convention.

Et parce que Guyancourt n’a jamais eu peur des projets innovants, nous attendons impatiemment la livraison de la résidence intergénérationnelle, qui doit accueillir ses nouveaux habitants fin 2019. Il s’agit d’un programme très original dont nous sommes fiers. Les futurs résidents – familles, jeunes actifs et séniors participeront à un vrai projet de vie. Aidés d’un animateur, ils mettront en place une Maison des projets qui leur permettra de créer du lien ensemble, mais aussi de s’ouvrir à l’extérieur, en direction des autres habitants du Pont du Routoir. Notre résidence intergénérationnelle sera l’une des premières en France. Elle fait déjà des envieux, de nombreux collègues Maires me demandent des informations et des conseils…

Au-delà de l’habitat, nous voulons aussi partager nos espaces et nos équipements publics. Nous avons la chance à Guyancourt d’avoir un environnement privilégié, pour lequel nous nous sommes battus. Il est notre bien commun que nous devons préserver. Les espaces verts et bleus, qui constituent la moitié du territoire communal, seront protégées :

  • Parce que l’agriculture fait partie intégrante de la culture Guyancourtoise, les terres agricoles de la Minière garderont leur vocation première, telles que définies dans nos plans locaux d’urbanisme et arrêtées par la Zone de protection agricole et forestière du plateau de Saclay. En 2018, la Ville s’est portée acquéreur des terrains vendus par l’INRA justement pour les préserver et les prémunir de tous promoteurs. Nous allons y créer une plateforme environnementale et pédagogique pour sensibiliser les jeunes générations au développement durable. À plus long terme, nous accueillerons un projet mêlant agriculture de proximité et insertion, solidarité et développement durable.
  • Au Pont du Routoir, la coulée verte qui sera créée d’ici 2020, entre le Bois de la Grille et l’Etang du château, sera un autre espace partagé. Elle constituera un lieu de vie et de rencontre entre jeunes et moins jeunes, sportifs et promeneurs.
  • Gros chantier du mandat, le Mail des Saules gardera lui aussi sa vocation de « voie verte » partagée, où circuleront les piétons, les cyclistes, les familles, les collégiens, les collaborateurs d’entreprises. La réhabilitation de ce mail était rendue nécessaire par la maladie des Saules. Elle est en cours, et même bien avancée, puisque des dizaines d’arbres, dont de grands spécimens, ont déjà été plantés.
    Achevé d’ici 2020, le Mail des Saules restera l’un des poumons verts de la Commune : il comptera 10% de plus de surface plantée et arborée qu’auparavant.
  • Enfin, le parc de l’Ermitage, à Bouviers, sera de nouveau ouvert aux habitants dans le cadre de la fête du développement durable, en avril prochain et lors d’autres manifestations.

Partager la Ville, c’est aussi permettre à chacune et chacun de profiter des équipements publics. L’égal accès de tous est notre leitmotiv. C’est pourquoi nous ouvrons nos structures municipales à des publics variés : scolaires, universitaires, associatifs, entreprises, et bien sûr tous les habitants quels que soient leurs revenus et leurs situations :

  • La restauration scolaire et les services périscolaires sont ouverts à tous, que les parents travaillent ou non.
  • Nous encourageons les pratiques sportives et culturelles amateurs, au même titre que les pratiques professionnelles.
  • Nous poursuivons aussi notre plan d’accessibilité pour adapter nos bâtiments publics aux handicaps. Cette attention au handicap passe également par le soutien aux institutions spécialisées installées à Guyancourt, qui font un travail formidable au quotidien … Pour aller encore plus loin, la Municipalité a mis en place en 2017 un Conseil Local de Santé Mentale, qui réunit les professionnels médico-sociaux afin de favoriser le soin et l’autonomie des personnes en difficulté psychique.
  • Je suis heureuse également de vous annoncer l’ouverture prochaine de notre Relais d’assistantes maternelles et du Lieu accueil parents/enfants. Il s’agira de lieux de vie et de rencontres en matière de petite enfance. Nous les inaugurerons avec vous en avril prochain.

Bien sûr, nos espaces communs partagés doivent être sûrs. Pour notre équipe, la tranquillité publique est une préoccupation quotidienne parce que la quiétude doit être préservée sans faiblesse.

Dans le respect de ses compétences et en complémentarité avec les forces de sécurité nationales, la Police Municipale veille à la tranquillité des Guyancourtois et assure ses missions au plus près du terrain et des habitants : ilotages au coeur des quartiers, opération tranquillité vacances, points école, mise en fourrière des véhicules ventouses. Nous agissons aussi bien au-delà, parce que nous savons que la tranquillité publique est intimement liée à l’éducation, à la culture, au sport, à la prévention, au soutien à la parentalité, au développement économique, à l’emploi, à la mixité, à la qualité de l’habitat, à la solidarité… Mais je rappelle que c’est aussi le rôle de chaque habitant de préserver notre cadre de vie : je déplore comme vous les actes d’incivilité qui nuisent à notre Commune et j’appelle au civisme de chacun pour protéger l’environnement qui est le nôtre.

C’est ensemble que nous garderons durablement notre cadre de vie équilibré, qui offre aux habitants de chaque quartier des logements, des services publics, des commerces de proximité et des espaces verts et bleus.

Parce que le « service public est le patrimoine de ceux qui n’en ont pas », l’équipe que je conduis garde une attention particulière aux plus fragiles d’entre nous, à toutes celles et tous ceux qui connaissent des difficultés, qui ont subi des épreuves ou des accidents de la vie. Les mouvements citoyens qui se manifestent notre pays sont le révélateur d’un mal-être social. Alors que la crise économique ne faiblit pas, chacun doit assumer ses responsabilités : l’État, qui doit agir pour relancer la croissance et l’emploi ; les Départements aussi, dont l’aide sociale est la première des compétences.

En bout de chaîne, la Municipalité reste souvent bien seule face à la montée croissante des demandes sociales. Nous assumons néanmoins sans faiblesse notre rôle de « bouclier social ». Le Centre Communal d’Action Sociale est déterminant avec ses aides financières et matérielles pour les familles guyancourtoises dans le besoin. Contrairement à d’autres Villes, nous avons préservé un service emploi municipal. Le personnel communal travaille au quotidien pour que chaque demandeur d’emploi puisse trouver un soutien personnalisé. Il les aide, les écoute ou les oriente vers les professionnels compétents ou des associations du territoire. Nous apportons également un soutien renforcé aux associations de solidarité, dont les sollicitations croissent également.

A cet égard, je souhaite saluer le travail précieux de nos associations et des habitants qui s’investissent au service des autres. Le partage, c’est aussi cela : participer à la vie collective et donner de son temps. Et du temps, les bénévoles associatifs et les habitants investis en donnent énormément pour renforcer le lien social, aider les plus démunis ou proposer à tous des activités culturelles, sportives ou artistiques. La Municipalité continuera bien évidemment de les soutenir. Ce soir, je souhaiterais qu’ensemble nous puissions les remercier et les applaudir…

Au-delà, je remercie bien entendu tous les habitants qui font vivre les fêtes de quartier, les manifestations de la ville, les comités d’animation mais aussi le conseil citoyen du Pont du Routoir. Merci aussi à tous les acteurs locaux, au premier rang desquels les artisans et commerçants de proximité, qui contribuent au dynamisme de notre commune et apportent un service de proximité essentiel pour ses habitants. Merci aussi aux acteurs de l’éducation et de la formation professionnel, très nombreux dans notre Ville. A Guyancourt, nos enfants peuvent aller de la crèche à l’Université, et même choisir un parcours professionnel puisqu’après le CFA Universitaire et le Lycée d’hôtellerie et de tourisme, notre Ville a accueilli cette année le campus des métiers de l’automobile, avec bientôt 1000 apprentis.

Cette solidarité ne pourrait pas non plus se faire sans le personnel communal, qui met tout son professionnalisme pour vous offrir un service public de qualité. Les agents de la Ville travaillent au service des autres, pour l’intérêt général. Ils veillent à ce que les équipements et services publics soient accessibles à tous et au plus proche des habitants. Au nom de tous les Guyancourtois, je tiens à les remercier chaleureusement. Nous pouvons aussi les applaudir.

La solidarité qui est au cœur de notre projet de Ville dépend aussi du partage de nos ressources communales. La Municipalité a toujours veillé à préserver une fiscalité juste. Nos impôts locaux sont parmi les plus faibles de Saint-Quentin-en-Yvelines et notre taxe d’habitation inférieure à la moyenne de l’agglomération mais aussi de la moyenne nationale pour les communes de même strate. En 2018, ils sont restés inchangés et il n’y aura pas non plus d’augmentation en 2019.

Pour la Ville, c’est d’autant plus difficile que l’État nous donne de moins en moins de moyens mais de plus en plus de missions à remplir. Depuis 2010, Guyancourt a perdu plus de 10 millions d’euros de la part de l’État. Il faut donc redoubler d’ingéniosité pour équilibrer le budget communal. Beaucoup d’économies ont été réalisées, sans diminution du service public, et les recherches de financements extérieures sont devenues systématiques. Notre politique de développement durable nous a permis de réduire nos factures énergétiques, et bien sûr de protéger l’environnement. Notre dynamisme économique, entretenue de longue date, permet aussi de limiter la charge fiscale sur les habitants : près de 50% des recettes fiscales proviennent des entreprises. Avec l’arrivée à venir de nouveaux groupes, comme GENARIS à l’Europe, JSM à Villaroy, ou APAVE et SOFIDY aux Chênes ce sont de nouveaux emplois qui seront créés mais aussi de nouvelles ressources pour financer le service public aux habitants.

Il est vrai que la réforme de la taxe d’habitation, voulue par le gouvernement, laisse une zone d’ombre pour les Communes. Bien entendu, nous sommes favorables à aider les habitants les plus fragiles. C’est d’ailleurs ce que nous faisons à Guyancourt depuis très longtemps. Mais il est essentiel que l’exonération prévue soit intégralement compensée par l’État cette année et les suivantes. Ne pas le faire reviendrait à fragiliser le service public de proximité et mettre en péril les crèches, les centres de loisirs, la restauration scolaire, les équipements sportifs et culturels… Ce serait aussi pénaliser encore un peu plus les Villes qui, comme Guyancourt, font le choix de la solidarité, en accueillant les familles les plus modestes, en appliquant des abattements et une grille de quotients familiaux justes. Ainsi, à Guyancourt, aucun habitant ne paye le coût réel du service public. Les tarifs des crèches, de la restauration scolaire ou du périscolaire sont progressifs et adaptés aux différentes situations des familles.

Mais cette solidarité doit aussi trouver une traduction au niveau de Saint-Quentin-en-Yvelines. Notre agglomération devrait être une communauté, au sein de laquelle chaque commune est respectée et traitée équitablement. Or, l’intégration des 5 nouvelles communes en 2016 est toujours en cours et les travaux de la commission chargé d’assurer les transferts de compétences et de moyens financiers ne se font pas dans une équité parfaite entre les 12 Villes de Saint-Quentin. Concrètement, c’est plus d’un million d’euros qui pourrait être réinjecté dans le budget général de l’intercommunalité. Faute de cette solidarité intercommunale, l’agglomération fait le choix de supprimer des services pour tous les habitants.

C’est pourquoi nous nous sommes farouchement opposés au budget 2019 de la majorité : réduction des sommes allouées à l’entretien des voieries, baisse des subventions aux associations culturelles et sportives, diminution de moitié des dotations pour la Ferme de Bel Ebat et La Batterie, suppression d’actions sociales comme l’opération croco-golf menée pour les enfants avec le Secours populaire. Heureusement, nous avons empêché la suppression de l’accès gratuit à la base de loisirs et l’arrêt de la prévention spécialisée à destination des jeunes.

En tant que Maires, nous connaissons le contexte économique difficile pour les collectivités locales. Mais les budgets sont des questions de choix et de priorités. Or, aujourd’hui, le choix est fait de pénaliser les habitants et de sacrifier tout ce qui permet de créer du lien social. C’est un réel gâchis quand on connait le professionnalisme et les compétences des agents intercommunaux. Je continuerai à me faire entendre pour que soit rétablir le caractère solidaire du projet intercommunal. Dans le contexte économique actuel, il est plus que jamais nécessaire d’agir pour les habitants.

J’en viens maintenant à un autre aspect tout aussi essentiel : le partage, à Guyancourt, d’une identité et de valeurs communes. Ces valeurs, ce sont la solidarité, l’égalité, le respect, la fraternité… Elles sont le fondement de notre projet de ville et au cœur de l’action que l’équipe municipale mène, pour vous. Dans un Monde très instable, nous savons – Nous Guyancourtois – pouvoir nous appuyer sur ces fondations communes. Elles sont notre socle, notre bien commun, notre équilibre. Elles s’entretiennent au fil du temps. Comme l’écrivait Amin Maalouf : « L’identité n’est pas donnée une fois pour toutes, elle se construit et se transforme tout au long de l’existence. »

Ainsi va Guyancourt, qui évolue en permanence à partir d’un socle dans lequel les habitants se reconnaissent : la qualité du cadre de vie, le logement diversifié, la dynamique économique et universitaire et le haut niveau de services à la population. C’est grâce à ces orientations que Guyancourt est devenue ce qu’elle est. Une ville où l’on vient, où l’on reste et que l’on aime.

C’est aussi dans le respect de ces valeurs que peut s’exprimer les opinions de chacun. Nous portons tous des cultures diverses et des sensibilités différentes. Il est essentiel qu’elles puissent toutes s’exprimer dans le cadre républicain qui est le nôtre.
C’est pour donner la parole à tous que nous avons organisé ces dernières années de très nombreuses réunions publiques. Qu’il s’agisse d’un aménagement phare de la Ville, comme le mail des Saules ou la place du marché, dont la réhabilitation commencera dès cette année, ou bien d’une réfection de voieries, chaque projet urbain de la Ville se fait dans le dialogue avec les habitants. La Municipalité organise de très nombreuses réunions, aux côtés des services de la Ville, pour écouter vos attentes et prendre en compte vos propositions. Nous tâchons alors d’adapter le projet, dans le cadre bien sûr des contraintes techniques et financières que chacun peut comprendre…

La proximité est et restera le maître-mot de l’action municipale. C’est pourquoi nous préservons nos dispositifs de démocratie locale : Allo Madame le Maire, tour de ville des habitants, visites et assemblées de quartier. Et depuis deux ans maintenant, des permanences d’adjoints ont lieu chaque semaine en alternance dans les quartiers. Nous sommes toujours présents pour vous écouter, vous répondre directement ou, si cela est nécessaire, vous orienter vers les services concernés.

Et parce que nous croyons aux instances de démocratie participative, qui sont complémentaires de l’action des élus, nous avons mis en place de nombreux groupes de travail citoyens avec les Guyancourtois. Je pense notamment aux « nouveaux commanditaires », composés d’un groupe d’habitants du Pont du Routoir qui oeuvre actuellement, avec les services de la Ville et la Fondation de France, à l’installation d’une œuvre d’art sur le mail Manouchian, à proximité de l’école Triolet-Lurçat. Je pense aussi aux groupes de jeunes Guyancourtois qui se sont investis avec les services techniques de la Commune, pour réaliser le nouvel espace d’agrès extérieurs dans le quartier de l’Europe. Belle récompense de leur travail : nous avions à nos côtés le champion du monde de la discipline le jour de l’inauguration, et je suis heureuse de voir que les habitants se sont complètement approprié cet équipement. D’autres jeunes du Phare Jeunesse travaillent en ce moment sur le skate park, qui sera réhabilité dans les mois à venir.

Une ville, c’est avant tout une communauté d’habitants. En tant qu’élu, nous avons une obligation. Celle de veiller à ce que chacun trouve sa place.
Nous avons l’énergie de poursuivre le travail. Vous nous avez fait confiance pour mettre en oeuvre de beaux projets et pour défendre les intérêts de notre commune. Nous voulons en être dignes. Sachez qu’avec mon équipe, nous sommes complètement mobilisés, chaque jour, pour que Guyancourt soit reconnue et respectée. Ensemble, élus et habitants, nous travaillons pour préserver nos atouts.

Notre dynamique collective nous permet de faire entendre notre voix et nous défendre :

  • Nous l’avons fait pour sauver notre PMI, qui a pris possession de ses nouveaux locaux il y a quelques mois, avenue du Centre.
  • Nous le faisons toujours pour défendre le projet de métro du grand Paris. Je me bats depuis de nombreuses années pour que Guyancourt et Saint-Quentin-en-Yvelines soient bien desservis par la ligne 18. Les Yvelines ne peuvent pas être le seul département à ne pas bénéficier de ce transport en commun structurant de l’Ile-de-France.

Les habitants, les étudiants, les salariés l’attendent, car il répond à un besoin évident du territoire. Nos axes routiers sont saturés aux heures de pointe, sans compter la pollution atmosphérique créée par la circulation… Mon entretien à Matignon il y a quelques semaines a porté ses fruits puisque Monsieur le Préfet de Région doit venir à Guyancourt, sur le terrain où sera implantée la gare du métro. Je rencontrerai aussi prochainement le Président de la Société du Grand Paris. Je leur réaffirmerai nos impératifs et saurai rappeler l’État à ses engagements.

En attendant, je vous propose à toutes et à tous de réfléchir au nom que nous donnerons à ce quartier. J’ai décidé d’ouvrir dans les prochains jours un sondage sur le site internet de la Ville et dans le Magazine municipal pour recueillir toutes vos propositions. Vous aurez la parole, n’hésitez pas à vous exprimer !
Vous le voyez, Guyancourt continue d’avancer. Je crois que je n’aurais pas assez d’une soirée pour vous détailler tous les projets qui nous attendent. Mais je suis à votre disposition, avec mon équipe, pour continuer nos échanges…

En attendant, je joins mes vœux à ceux de Farah, notre Maire enfant : excellente année 2019 à chacun de vous ! Nous vous souhaitons de vivre des moments de bonheur partagé et de joie fraternelle.

Je vous remercie.

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