Commémoration du Centenaire de l’armistice du 11 novembre 2018

Discours de Marie-Christine LETARNEC prononcé le 11 novembre 2018

Madame la Conseillère Départementale
Messieurs les Maires Honoraires,
Mesdames et Messieurs les élus,
Mesdames et Messieurs les représentants d’associations d’Anciens combattants,
Mesdames et Messieurs les représentants des forces armées, de la sécurité publique et de la sécurité civile,
Mesdames et Messieurs les représentants des établissements scolaires,
Mesdames et Messieurs,
Chers élèves, Chers conseillers municipaux enfants,

Nous sommes réunis pour commémorer ensemble l’Armistice du 11 novembre 1918, exactement 100 ans après sa signature en forêt de Compiègne, dans la clairière de Rethondes.
À 11 h, le 11 novembre 1918, résonnaient les clairons sur la ligne de front et les cloches dans toutes les Villes et Villages de France. L’Eglise Saint-Victor sonna aussi à la volée, comme elle le fit symboliquement ce matin, pour rendre hommage à nos morts et marquer la fin d’un conflit qui décima 10 millions de personnes dans le Monde. La France perdit à elle seule plus d’un million et demi de ses citoyens et déplora près de 3 millions de blessés, de mutilés, de « gueules cassées ».

Les quatre années de la « grande guerre » ont bouleversé l’histoire de l’Humanité, laissant une Europe divisée et meurtrie, des générations à jamais marquées par le plus terrible conflit que le monde ait connu jusqu’alors.
Alors que nous commémorons cette année le Centenaire de 14/18, rendons hommage à tous ceux qui ont légué les valeurs de courage pour la défense de la nation et de la démocratie. Beaucoup de soldats envoyés au front en 1914 s’imaginaient rentrer rapidement chez eux. Il n’en fut rien. Ils furent plongés malgré eux dans la boue, le froid, la terreur des bombardements, l’angoisse de l’attente dans les tranchées…

En ce moment solennel, souvenons-nous de nos poilus morts pour la France. Offrons-leur la victoire qu’ils n’ont pu ni voir, ni avoir.

En ce 11 novembre, rendons aussi hommage à tous les morts pour la France. Remercions-les d’avoir sacrifiés leur vie pour la nôtre, pour notre liberté.

Commémorer le 11 novembre 1918, c’est aussi accomplir notre devoir de mémoire, entretenir et transmettre le souvenir.
Au nom de tous les Guyancourtois, je tiens à remercier le travail formidable réalisé par les associations d’anciens combattants, par les équipes éducatives, et par tous les citoyens qui aiment notre Ville et oeuvrent pour conserver sa mémoire. Votre investissement, en particulier auprès des jeunes générations, impose notre respect.
Je remercie aussi tous les enfants et les jeunes présents aujourd’hui. Certains ont tenu à participer à cette commémoration si particulière. Il y a quelques instants, le Conseil Municipal des enfants et les collégiens d’Ariane ont redonné vie aux poilus, nous rappelant que derrière chaque nom, il y a des vies bien réelles, des destins souvent tragiques et des familles éplorées. Tout à l’heure, nous découvrirons ensemble la belle exposition réalisée par les élèves du collège les Saules et du collège Ariane, avec l’aide de leurs enseignants, du Comité de recherche « Guyancourt dans la grande guerre » et des services de la Ville.

Vous nous invitez à explorer une dimension qui est souvent peu mise en lumière : la place des enfants et des jeunes dans le conflit. Eux aussi furent jetés dans ce chaos terrible… dans l’attente de leur père, de leur frère ou de leur oncle partis au combat… dans l’incompréhension d’une guerre qui les plongea dans le deuil, la privation, la peur…

Malgré leur jeune âge, ils durent eux aussi assumer leur devoir patriotique. Transmise par l’Ecole et par la presse, la propagande les obligea à se montrer dignes du sacrifice des soldats au front. A la maison, les filles s’occupaient de leurs frères et soeurs, et assumaient les tâches ménagères. Les garçons, eux, travaillaient au jardin et aidaient leurs mères aux champs. Comme dans beaucoup d’autres écoles françaises, les deux classes primaire de Guyancourt, celles de Monsieur et Madame Deschamps, virent ainsi leurs effectifs diminuer. L’école devint la caisse de résonance des douleurs de la communauté.

100 ans plus tard, vos vies, nos vies, sont heureusement bien différentes des leurs. Je voudrais néanmoins qu’ensemble, jeunes et adultes, nous exprimions un message de paix.
Il n’est jamais inutile d’associer au souvenir du 11 novembre les luttes quotidiennes pour combattre ce qui nous divise : l’indifférence, l’intolérance, le racisme, l’individualisme, le repli sur soi… N’oublions jamais qu’il fallu encore un conflit mondial et l’horreur des crimes concentrationnaires pour que la paix s’installe durablement en Europe.

Gardons toujours à l’esprit que la paix se construit chaque jour. Elle est un bien commun que nous devons entretenir et défendre. Combattons ensemble tous les ferments de haine et imposons la solidarité comme valeur universelle.

Je vous remercie.

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