Grève des enseignants du 13 janvier, message de François Morton

VLSP

Pourquoi je serai aux côtés des enseignants en grève demain devant la Préfecture des Yvelines

Fait suffisamment rare pour le noter, la totalité des syndicats enseignants appellent à la grève nationale, demain 13 janvier, dans les écoles, les collèges et les lycées pour dénoncer la désorganisation dans les établissements scolaires. La FCPE a également fait savoir qu’elle soutenait le mouvement, en lançant une « journée blanche » ce même jour et appelant les parents à ne pas envoyer leurs enfants à l’école.

Allons à l’essentiel : ce mouvement témoigne avant tout de la conscience professionnelle des enseignants et ne relève pas, comme le sous-entend cyniquement le Ministre de l’Education nationale, d’une « grève contre un virus ». Il témoigne d’un mal-être de l’École, de ses enseignants, de ses personnels, des parents d’élèves aussi… et donc de nos enfants, au cœur de cette épidémie qu’ils subissent comme nous, mais au centre aussi d’un dispositif contraignant que les adultes choisissent pour eux.

L’Ecole devrait rester ce lieu d’apprentissage et d’émancipation, force est de constater qu’il n’est aujourd’hui qu’un simple mode de garde. Plus de 10 000 classes fermées, 50 000 cas positifs cumulés, non remplacement des enseignants, des élèves qui viennent au compte-goutte : le constat est sans appel.

Il est plus que temps d’entendre le ras-le-bol de l’École, de ses personnels comme des parents d’élèves, fatigués de ce protocole irréaliste et en perpétuel mouvement (parfois la veille pour le lendemain matin !).

Il est grand temps d’écouter ce que nos enseignants, les chefs d’établissements, les inspecteurs ont à dire. Ils sont submergés par la gestion quotidienne des absences, des cas contacts, des contrôles de tests … désemparés de ne pouvoir assurer leurs missions comme ils le voudraient… inquiets parfois d’être en première ligne face à la circulation du virus.

Ils n’en peuvent plus, et nous les comprenons !, du mépris avec lequel leur Ministre et le gouvernement les considèrent : information à leur intention publiée dans la presse payante, statut non revalorisé, gel du point d’indice … Comment s’étonner du peu de candidates et candidats aujourd’hui aux concours d’enseignants ?

La Ville de Guyancourt est et restera aux côtés des enseignants. Je serai pour ma part, avec des élus de mon conseil municipal, devant la préfecture des Yvelines, pour leur réaffirmer tout mon soutien. J’invite les familles Guyancourtoises à se joindre à leur mobilisation.

Le service public est un élément essentiel de la vie collective. Il est devenu naturel pour nous d’y faire appel tellement il fait partie de nos vies. Mais il n’échappe à personne que le service public souffre. Il souffre d’une image dégradée par des discours politiques trompeurs, qui parlent finances avant de parler services, qui parlent budget avant de parler de ressources humaines. Et pourtant, comme nos agents municipaux, comme les personnels de santé, nos enseignants œuvrent au quotidien pour les habitants de notre ville.

Nous sommes en année d’élections. Nous sommes abreuvés de débats tous plus navrants les uns que les autres. Il serait temps d’abandonner les invectives puériles, les faux problèmes qui désignent l’Autre comme un ennemi, un voleur, un assassin. Il serait temps de parler des vrais enjeux pour nos vies individuelles et collectives. Parlons des politiques publiques qui font vivre l’éducation, l’emploi, la santé, la solidarité, la culture, le sport, les associations, la vie quotidienne !

François Morton
Maire de Guyancourt

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