Cérémonie du 11 novembre 2021

Les élus étaient rassemblés le 11 novembre 2021 autour des associations d’anciens combattants pour commémorer l’armistice qui mît fin à la grande guerre. Les élus du Conseil Municipal des Enfants et les élèves du collège Ariane ont participé en lisant des textes ci-dessous rendant hommage aux Poilus.

Conseil Municipal des Enfants

Bleuet

Amal et Sofia
Amal et Sofia

Jeune homme
De vingt ans
Qui as vu des choses si affreuses
Que penses-tu des hommes de ton enfance
Tu connais la bravoure et la ruse
Tu as vu la mort en face plus de cent fois
Tu ne sais pas ce que c’est que la vie
Transmets ton intrépidité
A ceux qui viendront
Après toi
Jeune homme
Tu es joyeux ta mémoire est ensanglantée
Ton âme est rouge aussi
De joie
Tu as absorbé la vie de ceux qui sont morts près de toi
Tu as de la décision
Il est 17 heures et tu saurais
Mourir
Sinon mieux que tes aînés
Du moins plus pieusement
Car tu connais mieux la mort que la vie
O douceur d’autrefois
Lenteur immémoriale!

Guillaume Apollinaire

Après la bataille

Diane
Diane
Ivan
Ivan

Mon père, ce héros au sourire si doux,
Suivi d’un seul housard qu’il aimait entre tous
Pour sa grande bravoure et pour sa haute taille,
Parcourait à cheval, le soir d’une bataille,
Le champ couvert de morts sur qui tombait la nuit.
Il lui sembla dans l’ombre entendre un faible bruit.
C’était un Espagnol de l’armée en déroute
Qui se traînait sanglant sur le bord de la route,
Râlant, brisé, livide, et mort plus qu’à moitié.
Et qui disait: ” A boire! à boire par pitié ! ”
Mon père, ému, tendit à son housard fidèle
Une gourde de rhum qui pendait à sa selle,
Et dit: “Tiens, donne à boire à ce pauvre blessé. ”
Tout à coup, au moment où le housard baissé
Se penchait vers lui, l’homme, une espèce de maure,
Saisit un pistolet qu’il étreignait encore,
Et vise au front mon père en criant: “Caramba! ”
Le coup passa si près que le chapeau tomba
Et que le cheval fit un écart en arrière.
“Donne-lui tout de même à boire”, dit mon père.

La légende des siècles, Victor HUGO, 1859

 

 

Collège Ariane

Pourquoi parler de la guerre ? Faire ou ne pas faire la guerre ?

Texte lu par Marya

Pourquoi dire ?
Pour ne pas oublier, pour rendre hommage, pour partager la mémoire.
Nous avons sculpté à partir des mots de Rimbaud et des conseils du sculpteur Pierre-Yves Massip
Nous avons écrits à partir d’ateliers avec la poétesse Pascale Petit et on s’est dit :
« Ne pas faire la guerre,
traverser sur la pointe des pieds
cette falaise remplie de hautes herbes mouillées par la rosée du matin.
Ne pas faire la guerre,
Faire un tour pour dissiper la colère fulgurante »


Texte lu par Shanen

Ne pas faire la guerre
Se faire peur, se jeter par une fenêtre pour aller dans la voie lactée
faire le fou, jouer comme un petit enfant
faire la fête, danser sur une île avec ses amies
Ne pas faire la guerre
faire attention, économiser ses poèmes
faire la grasse matinée, rêver de courir avec un papillon
faire du bruit : appeler le soleil tonitruant
Ne pas faire la guerre
faire un poème pour écrire mes rêves.


Texte lu par Roméo

Ne pas faire la guerre
Faire la sourde oreille
Aux messages de haine
Faire du bruit au-delà des plaines,
Des fleurs de soleil.
Ne pas faire la guerre,
Faire le grand seigneur
Ecrire des messages de bonheur,
Faire naître beaucoup d’amour
Trouver des sentiments de secours.
Ne pas faire la guerre,
Sécher les larmes des yeux
Des amoureux en feu
Stopper le brasier
Retrouver le trésor caché.


Texte lu par Stany

Le soldat
La jeunesse du soldat La fougue de la jeunesse du soldat
L’ardeur de la fougue de la jeunesse du soldat
La chaleur de l’ardeur de la fougue de la jeunesse du soldat
L’intensité de la chaleur de l’ardeur de la fougue de la jeunesse du soldat.
Là.

 

 


Texte lu par Kenza

Le sculpteur soldat
J’étais un simple sculpteur.
Je sculptais des femmes, des enfants, des vieux.

Et moi qui était un simple sculpteur je devins un soldat de la première guerre mondiale.
Moi qui étais tous les jours dans mon atelier, Je me retrouve aujourd’hui perdu
Dans les tranchées.
« Je vis, je meurs » murmure ma mémoire.

Si je reviens vivant
de cette guerre,
je sculpterais un monument
Pour nos valeureux soldats morts qui ne sont pas revenus.


Texte lu par Hadrien

Ma vie
Quand on m’a dit : pourquoi te bas-tu, pourquoi vis-tu ?
Je n’ai pas hésité à répondre :
J’ai toujours pris les bonnes décisions,
Il le faut,
Il faut que je fasse tout ce que je peux,
Pour faire de demain un jour meilleur,
En faisant plaisir.
J’ai envie,
envie de gagner,
envie de me battre pour voir mes enfants prendre des centimètres envie
qu’ils grandissent dans un monde meilleur où j’aurais contribué.
Je veux revivre.
Je veux une vie heureuse et vivante.


Texte lu par Julie

S’ils vous demandent
Pourquoi vous combattez,
Dites-leur :
Pour toutes les choses que nous avons en commun,
Pour un retour gagnant,
Ne pas craindre de l’ombre,
Regarder devant soi ;
Pouvoir vivre et combattre,
Retrouver une ville lumière,
Pour parcourir de nouveaux horizons,
Pouvoir imaginer l’impensable,
Comprendre que l’on peut changer le monde,
Se préparer à lutter,
Ne pas avoir peur de l’inconnu de cette guerre,
Se préparer à l’impensable,
Il faut savoir que tout le monde a sa place,
Et c’est pour cela que je n’arrive jamais seul.


Texte lu par Stany

S’il vous demande pourquoi je fais la guerre
Dites-leur : pour défendre et protéger
Les êtres qui me sont chers : ma femme, mes enfants.
Défendre l’honneur de ma patrie, de mon pays.
Tant qu’il y aura de l’amour,
Il n’y aura pas de guerre.
Faites l’amour, Pas la guerre.
Ce ne sont que de grands discours.
L’amour est blanc, c’est le Ying qui apporte de la joie et le bonheur.
La haine est noire, elle est sombre, c’est le yong qui apporte tristesse et malheur.
A chaque guerre, son histoire,
Certaines guerres éclatent à cause des pensées haineuses de certaines personnes.
D’autres ont des pensées trop perfectionnistes ou trop communistes.
Faites l’amour, pas la guerre
La nature est faite des deux.
Un peu d’amour, un peu de haine.


Texte lu par Roméo

Seul
Avec son coeur de rocker,
On en frissonne.
Ici, parle à tout le monde, réunissons-nous.
Et si on vous disait que l’on vous aime.
Bats-toi ! Prend le large, vogue, échange, rêve ! Des bêtes ?! se demandent les chercheurs.
On en est à un tel point d’absurdité…
Le voyage se poursuit !
Une passion à vivre,
Ce sont des combats.
Ma revanche !
Un jeu d’enfant ! Rendez-vous ?
Non, le monde de demain se fait attendre !
Faites votre cinéma !
La prison éclate !
Nuit d’ivresse !

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