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Samedi 04 Février 2012

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Budget

Budget 2012 : Garder le cap dans la tempête

 

L’État a décidé de geler ses dotations aux collectivités locales pendant trois ans, ce qui ne manquera pas de fragiliser un service public garant de la démocratie de proximité et de la justice sociale.

Crise économique, crise financière, crise de la dette. Tous les jours, les mauvaises nouvelles pleuvent.
Dans ce contexte difficile, réduire les dépenses publiques, limiter les actions et n’appliquer que des mesures essentielles semble une évidence. Comme les citoyens, les collectivités locales doivent, elles aussi, se « serrer la ceinture ». Mais l’attitude actuelle du gouvernement, qui réduit ses financements et ne respecte pas ses engagements en matière de compensations pour les collectivités, menace dangereusement l’indépendance de gestion des communes, des départements et des régions.
«Non seulement les budgets alloués aux collectivités ne seront pas augmentés, mais ils seront diminués, ce qui devrait avoir de lourdes conséquences au niveau des investissements ces prochaines années, notamment au niveau des soutiens aux associations culturelles et sportives », anticipe François Deligné. Ou comment se tirer une balle dans le pied, puisque les collectivités représentent en France 73 % de l’investissement public.

Équilibre maintenu

La marge de manoeuvre des communes est donc de plus en plus réduite.
Malgré son dynamisme, Guyancourt doit faire attention à ses dépenses. « Nous parvenons, cette année encore, à maintenir l’équilibre, note Geneviève Sagbohan, adjointe au Maire chargée des Finances. Nos principaux points forts restent notre gestion rigoureuse et la présence de nombreuses entreprises sur notre territoire.» Des entreprises de tous secteurs d’activités et de toutes tailles, redevables d’une taxe sur le foncier bâti qui alimente le budget communal dans des proportions importantes. « La solidarité ne serait pas ce qu’elle est à Guyancourt sans cette manne financière, redistribuée ensuite aux habitants sous forme d’équipements, de services et de prestations qui vont de l’aide aux plus démunis à l’application du quotient familial pour tous », enchaîne le Maire, qui a préparé le budget 2012 avec Geneviève Sagbohan.

Voté lors du Conseil municipal du 13 décembre dernier, le budget primitif s’équilibre à 47 millions d’euros en fonctionnement (+ 1 million d’euros par rapport au budget 2010), et 11 millions d’euros en investissement (bâtiments, voirie, espaces verts, matériels et mobiliers…), montant en augmentation depuis l’an dernier en raison des gestions et compétences rétrocédées à la commune par la Communauté d’agglomération dans le cadre des nouvelles réformes.

 

 

Tour de vis et tour de force

Grâce à la poursuite d’une politique budgétaire rigoureuse et à des recettes fiscales relativement stables (la moitié provenant des impôts fonciers payés par les entreprises), la municipalité réussit une nouvelle fois à maintenir les aides publiques, les aides sociales et les services à la population. « Malgré une dotation globale de fonctionnement qui stagne depuis plus de dix ans, les changements de critères d’attribution, le gel des dotations et le bouleversement des règles en matière de fiscalité locale, les taux communaux de Guyancourt - votés en mars prochain et qui n’ont jamais augmenté depuis 2008 – nous ferons tout pour que les taux ne subissent pas de hausse », indique l’élue en charge des Finances.

Il en aura fallu des réunions, des discussions, des débats et des tours de vis pour en arriver là. « Les élus, les cadres administratifs et les services nous ont fortement soutenus dans cette mission délicate, qui a notamment consisté à diminuer les dépenses dans un budget déjà calculé au plus juste. Nous restons donc à zéro euro de dette et zéro euro d’emprunt.» Un véritable tour de force, alors que la seule hausse de la TVA réduite, passée de 5,5% à 7%, représente pour les finances communales une dépense supplémentaire globale de 60000€ (fonctionnement et investissement).

Anticiper pour mieux gérer

Dans ce contexte de restriction, la Ville doit hiérarchiser ses priorités et déterminer les lignes budgétaires qui peuvent encore être réduites, ce qui conduit - comme dans une famille mais à plus grande échelle - à une remise en question, à une interrogation sur l’utilisation de l’argent.

La municipalité économise ainsi chaque année pour anticiper sur les futures dépenses en section investissement. L’entretien du patrimoine, la voirie et les espaces verts représentent des coûts généralement élevés dus à des travaux lourds. « Cette gestion prévisionnelle permettra, par exemple en 2012, de rénover l’Espace Yves-Montand, de construire une tribune au stade Maurice- Baquet, de refaire le mail des Saules et de poursuivre l’engagement de la commune dans le domaine du développement durable », précise l’adjointe au Maire. Mais tout n’est pas simple pour autant.
La Direction administrative de la Ville et les services ont été contraints à des coupes pour maintenir la bonne santé financière de la Ville.

Pas de superflu

Pour maintenir la qualité des services publics et du bien vivre ensemble, et limiter l’impact du gel des dotations de l’État aux collectivités locales, il a été nécessaire d’augmenter les tarifs aux usagers de 2,5 %, à l’exception toutefois des crèches (barèmes définis par la CAF) et du stationnement.
Face à une hausse importante du coût de la vie (nette augmentation des marchés et des fluides, des cotisations sociales du personnel, des assurances…) et à des ressources en baisse, la Ville a fait des choix prudents. Le principe de la location sera de mise au niveau des futures illuminations de Noël, dont l’acquisition de nouveaux motifs coûtait jusqu’à présent autour de 30000€ par an. «Les modèles seront ainsi renouvelés régulièrement, et les motifs défectueux échangés gratuitement. »
Les chariots numériques itinérants (qui remplacent les anciennes salles informatiques dotées de postes fixes) équipent progressivement toutes les écoles élémentaires de la Ville, avec une enveloppe de 60 000 €au budget 2012. À noter également, les 290 000 € nécessaires (contre 200000€il y a deux ans !) à l’achat de nouveaux postes informatiques et de logiciels métiers de plus en plus pointus, au renouvellement de cinquante ordinateurs par an (après cinq ans d’utilisation), et aux frais de maintenance de ce matériel qui permet aux services municipaux d’être performants et aux usagers de bénéficier de prestations de qualité. « Aucune dépense n’est superflue, tout a été calculé au plus juste », conclut l’adjointe en charge des Finances.

 

 

Brèves

Quelques investissements

 

 

En matière d’investissement, seuls ont été retenus les crédits destinés à la sécurité des bâtiments, à l’entretien du patrimoine, à la vie quotidienne et à la réalisation d’économies en section de fonctionnement. Quelques exemples.

- Construction d’une tribune au stade Maurice-Baquet (1 550 000 €)
- Mise aux normes accessibilité handicapés (800 000 €)
- Travaux de restructuration à l’Espace Yves-Montand (644 000 €)
- Travaux de construction multi-accueil à la crèche Francisque-Poulbot (500 000 €)
- Travaux d’entretien des voiries (500 000 €)
- Travaux d’entretien des réseaux d’assainissement (430 000 €)
- Travaux d’entretien d’éclairage des équipements (300 000 €)
- Réfection de la sente Villehardouin (200 000 €)
- Réfection du mail des Saules (350 000 €)
- Travaux de mise en place d’une moquette solaire et d’une pompe à chaleur à la piscine Andrée Pierre-Vienot (100 000 €)
- Enfouissement des éco-points (100 000 €).

Priorités municipales 2012

La solidarité au coeur de toutes les mesures et actions
- Maintenir les services publics
- Assurer les aides sociales
- Maintenir les quotients familiaux

Orientations financières
- Maîtrise de la fiscalité et des tarifs
- Recours maîtrisé à l’emprunt

Objectifs autres
- Poursuite de l’entretien du patrimoine communal et des voiries
- Poursuite de l’engagement de la commune dans une démarche de développement durable (enfouissement des éco-points, installation d’une moquette solaire et d’une pompe à chaleur à la piscine)


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