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Bruno Michaud
Lundi 23 Mai 2011 16:15
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densification du centre ville
Bonjour,
Il y a actuellement une volonté très affirmée de densifier le centre ville. La croissance effrénée de la population de la ville ("d’un village à une ville de 29 000 habitants en quarante ans" ne peut pas rendre les gens heureux (voir par exemple les bouchons pour faire rentrer les 3 fois 13500 personnes dans les 3 principaux centres de travail de la ville).
Le PADD affirme vouloir contribuer à la bio-diversité et à l'épanouissement de tous les êtres humains et garder l'intimité. Or, il y a dans le centre ville de Guyancourt des dizaines de variétés d'oiseaux. Les hérons qu'il y avait encore il y a peu de temps se font rares maintenant.
Le PADD affirme également "Pour stabiliser la population à ce niveau (30 000 habitants), il faut envisager la construction d’au moins 100 à 150 logements par an." ; c'est écrire une contre vérité..
Il est temps de se poser la question des motivations réelles de ce désir d'urbanisation galopante. Même avec le sentiment de faire bien aujourd'hui, quelle ville laisserons nous à nos enfants et au générations futures ?
BM
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Service Urbanisme
Jeudi 26 Mai 2011 15:35
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Équilibres urbains
Bonjour,
Il n’y a pas de volonté, de la part de la municipalité, d’une croissance et d’une densification effrénée de la population. La volonté clairement affichée est de stabiliser la population en fonction des capacités d’accueil se situant autour de 30 000 habitants. Pour cela, le PLU fait le choix de ne pas ouvrir de nouveaux territoires à l’urbanisation mais de construire là où il est déjà possible de le faire et de laisser plus de latitude à chacun pour faire évoluer sa maison. Ainsi, si le règlement laisse des possibilités supérieures, celles-ci sont restreintes ; par exemple lorsque la hauteur des constructions possible a été augmentée, ce n’est pas de plus d’1 mètre par rapport à ce qu’il est possible de faire aujourd’hui.
La municipalité de Guyancourt refuse les logiques d'urbanisation en « tâche d'huile » qui ont longtemps présidé aux politiques d'aménagement en France et dans la région ; logique avec laquelle le conseil régional et son projet de Schéma directeur de la Région Île-de-France ont rompu. Toutes les projections indiquent aujourd’hui qu'il est plus pertinent - pour maintenir les grands équilibres de la commune (habitat/activités/espaces verts et bleus), garantir la qualité du cadre de vie et l'efficience des services aux habitants – d'assurer une certaine densité du tissu urbain (dans ses limites actuelles) en permettant de cette manière une limitation des déplacements (notamment en véhicule individuel). C'est pourquoi la municipalité de Guyancourt et la communauté d'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines se sont très tôt engagées dans le développement des transports en commun (le réseau SQYbus est ainsi l'un des plus dense de la Région parisienne, hors première couronne) et continue de le faire notamment dans les débats sur les transports régionaux (besoin de consolider et d'améliorer les réseaux existants, promotion d'un système de transports en commun structurant, rapide et léger entre Massy-Palaiseau et Saint-Quentin-en-Yvelines sur la RD36).
Par ailleurs, indiquer que l’on veut stabiliser la population autour de 30 000 habitants tout en construisant 100 à 150 logements par an n’est pas contradictoire. En effet, deux évolutions expliquent qu’il faille construire plus pour conserver une population donnée :
• Tout d’abord la taille des ménages, plus faible aujourd’hui qu'elle ne l'était voici 10 ou 15 ans,
• Ensuite les phénomènes dit de « décohabitation des ménages » c’est par exemple les couples qui se séparent, les étudiants et les jeunes actifs qui quittent le domicile familial…
Tout cela contribue au fait qu’il faut aujourd’hui plus de logements pour maintenir la population de Guyancourt au niveau qu'elle a déjà atteint, soit autour de 30 000 habitants.
Les élus sont très attachés aux espaces verts et bleus de la commune qui représentent près de la moitiés du territoire communal. Le PADD mais également le règlement doivent permettre de préserver au mieux les espaces susceptibles d’être porteurs de biodiversité : les grands espaces tels que la vallée de la Bièvre et les espaces agricoles à l’Est de la RD91 ont ainsi été classés en zone N qui interdit toute construction. Il s'agit ainsi pour Guyancourt et Saint-Quentin-en-Yvelines de garantir l'existence durable d'une ceinture verte à l'Est de l'agglomération et de s'assurer de la préservation des espaces à vocation agricole sur le Plateau de Saclay. Le conseil municipal a par ailleurs voté une motion allant dans ce sens lors de sa séance du 24 mai 2011.
Dans l’espace urbanisé lui-même, des espaces ont été protégés afin de constituer des corridors biologiques en « pas japonais ». Enfin, toutes les zones urbaines sont contraintes, en fonction de leur spécificité, à préserver une part des parcelles en espace végétalisé dont une part doit, dans la majorité des cas, être en pleine terre.
Le service urbanisme
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