En région parisienne, Saint-Quentin en Yvelines est de celles là (tout comme Cergy-Pontoise, Marne-la-Vallée, Evry, Melun-Sénart). Elle comprend alors en majorité des champs agricoles, achetés par l'Etat à partir de 1970 par le biais d'un établissement public appelé Etablissement public d'aménagement (EPA). Celui-ci devient ainsi propriétaire de la quasi-totalité des terrains non urbanisés de la ville nouvelle. Véritable bras armé de l'Etat pour mettre en place les villes nouvelles, l'EPA de Saint-Quentin en Yvelines était basé à Buloyer (commune de Magny-les-Hameaux).
Parallèlement, une structure décisionnelle des élus est créée, le SCAAN (Syndicat communautaire d'aménagement de l'agglomération nouvelle), représentation des élus des communes composant la ville nouvelle (11 à l'époque : Elancourt, Guyancourt, La Verrière, Magny-les-Hameaux, Montigny-le-Bretonneux, Trappes, Voisins-le-Bretonneux, Bois d'Arcy, Coignières, Plaisir, Maurepas).
De son côté, le SCAAN est financé par la taxe professionnelle de l'ensemble des communes de la Ville Nouvelle. En contre-partie, il construit des équipements publics à vocation communautaire (hôtels de ville, théâtre de Saint-Quentin en Yvelines, écoles, gymnases, piscines…).