Saint-Quentin-en-Yvelines éclot

En région parisienne, Saint-Quentin en Yvelines est de celles là (tout comme Cergy-Pontoise, Marne-la-Vallée, Evry, Melun-Sénart). Elle comprend alors en majorité des champs agricoles, achetés par l'Etat à partir de 1970 par le biais d'un établissement public appelé Etablissement public d'aménagement (EPA). Celui-ci devient ainsi propriétaire de la quasi-totalité des terrains non urbanisés de la ville nouvelle. Véritable bras armé de l'Etat pour mettre en place les villes nouvelles, l'EPA de Saint-Quentin en Yvelines était basé à Buloyer (commune de Magny-les-Hameaux).

Parallèlement, une structure décisionnelle des élus est créée, le SCAAN (Syndicat communautaire d'aménagement de l'agglomération nouvelle), représentation des élus des communes composant la ville nouvelle (11 à l'époque : Elancourt, Guyancourt, La Verrière, Magny-les-Hameaux, Montigny-le-Bretonneux, Trappes, Voisins-le-Bretonneux, Bois d'Arcy, Coignières, Plaisir, Maurepas).

Le centre de la Ville Nouvelle en construction
Cette structure, en collaboration avec l'EPA, s'est attachée à organiser l'aménagement de la Ville Nouvelle de Saint-Quentin en Yvelines, officiellement créée en août 1972. L'EPA vend à des entreprises les terrains dont il est propriétaire. Ces entreprises bénéficiant d'exonérations fiscales particulières. En contre-partie des bénéfices retirés dans ces opérations commerciales, l'EPA a pour mission de construire des infrastructures publiques pour accueillir les habitants (routes, équipements publics).

De son côté, le SCAAN est financé par la taxe professionnelle de l'ensemble des communes de la Ville Nouvelle. En contre-partie, il construit des équipements publics à vocation communautaire (hôtels de ville, théâtre de Saint-Quentin en Yvelines, écoles, gymnases, piscines…).

1453.52