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Fondu de Karamel

Depuis un an, Nicolas Haelewyn a eu la folle idée de créer des produits artisanaux à base de caramel. Le trentenaire Guyancourtois vient d’ouvrir sa première boutique à Paris. Rencontre avec cet entrepreneur de talent.

Nicolas Haelewyn, et son équipe préparent un gigantesque oeuf qui viendra décorer sa boutique. Pour mieux comprendre la passion qui l’anime, il faut remonter à son enfance. Ses grands-parents étaient propriétaires d’un gîte de France dans le Calvados et il s’est intéressé très tôt au métier.

« J’avais un grand oncle qui avait une boulangerie pâtisserie dans le Cher. À douze ans, j’ai demandé à mes parents si je pouvais rester pendant les vacances. J’ai vécu trois semaines au rythme des boulangers », se souvient Nicolas Haelewyn. Il y retourne chaque été avant d’apprendre le métier en enchaînant Cap, BEP et brevet technique.

« J’ai travaillé avec un artisan à Villers Bocage qui transformait tous ses produits lui-même. J’étais vraiment à bonne école ». Des envies de voyage trottent dans la tête de Nicolas et il répond à une offre d’emploi de Ladurée, grand nom des macarons poursuivant son développement à l’étranger. Il est d’abord adjoint du chef pâtissier à Paris avant de devenir responsable du périmètre international et d’ouvrir une douzaine d’enseignes, « Après 10 ans, j’ai voulu être mon propre patron. J’ai donc décidé de créer Karamel. J’avais un business plan, mais comme souvent les choses ne se sont tout à fait pas passées comme prévu ».

Rencontre avec Christophe Michalak

Nicolas Haelewyn explique qu’il n’a pas pu ouvrir sa boutique dès le départ. Fort heureusement, son autre marque, Gamme Blanche lui a permis de maintenir un niveau de trésorerie.

« Nous fournissons les pâtissiers, les boulangers et les épiceries fines du département en chocolats artisanaux préparés à l’atelier ».

C’est finalement le 16 décembre dernier que Karamel Paris ouvre ses portes en lieu et place d’un ancien salon de coiffure et connaît déjà un beau succès. « C’était naturel pour un Normand de faire du caramel et j’adore la lettre K. Nous avons pu ouvrir avant les fêtes et ensuite nous avons vendu 800 galettes. La boutique est très prisée, de nombreux touristes y viennent », explique le passionné qui a ouvert un e-shop dans le même temps.

« Nous livrons partout et même à l’étranger. Les pâtisseries seront prochainement disponibles sur internet et il sera possible de les retirer à l’atelier comme le font déjà des clients Guyancourtois grâce au bouche à oreille. », explique-t-il, enthousiaste. Et il y a de quoi. Non content d’avoir fourni Victoria Beckham et son entourage en viennoiseries lors de la dernière Fashion week de Paris, il vient de rencontrer le très médiatique pâtissier Christophe Michalak. « Il est venu cette semaine à la boutique avec son équipe et nous avons pu échanger tous ensemble. C’était génial ! »

Les choses démarrent plutôt bien pour ce jeune entrepreneur. Il y a fort à parier que Karamel sera peut-être un jour une marque de renommée. C’est en tout cas ce que souhaite Nicolas qui ne ménage pas ses efforts de 3 h à 22 h entre Guyancourt et Paris.

Informations

Karamel
3, rue Jean-Moulin à Guyancourt
Tél. : 09 54 81 36 58
karamelparis.com